Fréménil, un village lorrain

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mercredi, mai 23 2018

La basilique de Saint Nicolas de Port

Basilique_Saint_Nicolas_de_Port.jpgL'Est Républicain du 23/03/2018, sous le titre :  "Saint Nicolas de Port, la basilique dans Le Pèlerin", nous signale la parution d'un dossier spécial consacré à 12 lieux exceptionnels situés en France pour comprendre l'art sacré, sous la forme d'un numéro hors série du "Pèlerin".

Parmi ces différents lieux, nous trouvons en bonne place la basilique de Saint Nicolas de Port dédiée au Saint Patron des Lorrains. Elle mérite d'être connue par les habitants de la province.

Ce numéro hors série du "Pèlerin" donne une meilleure connaissance de l'édifice religieux qui, ne l'oublions pas, a bénéficié d'une donation importante permettant la rénovation du célèbre monument depuis les USA grâce à Madame Camille COUE-FRIEDMAN.

Le gros avantage de ce dossier est de présenter de belles photos illustrant des textes sur l'historique de la construction de la basilique, son architecture et ses spécificités. Soulignons la publication d'un plan en 3 dimensions du bâtiment religieux permettant une découverte précise de l'édifice.

Si vous voulez parfaire votre connaissance de la basilique de Saint Nicolas et posséder ce dossier de référence dans votre bibliothèque prenez contact avec votre libraire ou découvrez-le en ligne : Librairie le Pèlerin

Le Pèlerin - Bayard Presse TSA 7008 - 59714  LILLE Cedex 9
12 lieux exceptionnels pour comprendre l'Art Sacré
Prix 7,95 Euros (Port offert)
Format 210x271 - 100 pages.

Pour information, voici les 12 lieux à découvrir dans ce numéro hors-série édité par " Le Pèlerin" :

  • L'oratoire de Théodulphe   à GERMIGNY des Près
  • L'église St Philibert     de TOURNUS
  • L'abbaye cistercienne     de THORONNET
  • L'église St Urbain        de TROYES
  • La basilique St Nicolas   de St NICOLAS de Port
  • L'église St Pierre        d' ASSIER
  • Le monastère des Récollets à SAORGE
  • La basilique de Fourvière  à LYON
  • L'église ND de toute grâce au plateau d'ASSY
  • La Grande mosquée                de PARIS 
  • La cathédrale orthodoxe   de NICE
  • Le temple                 de MONTBELIARD
  • La synagogue              de CAVAILLON 

Jean  SPAITE   Mai 2018

dimanche, mai 20 2018

Fréménil vue du ciel (Carrefour Rue des Violettes/Grande rue)

Profitant d'un trop rare week-end ensoleillé en ce capricieux mois de mai 2018, j'ai pris quelques photos aériennes de notre joli petit village. Pour l'occasion, j'ai placé le drone (un Mavic Pro) en vol stationnaire à 40m du sol et lui ai fait faire un tour à 360° en "mitraillant" la campagne... Pour la mise sur le Web, j'ai réduit la taille des images à 800X600. Si vous souhaitez obtenir une version non réduite d'une image pour, par exemple, en faire un poster, n'hésitez pas à me le demander en commentaire. Les originaux font 4000X3000 pixels.

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Si le temps le permet, je ferai d'autres séances photos "vues du ciel" depuis d'autres points du village, dans quelque temps.

Alain Spaite

dimanche, mai 6 2018

Le voeu de la Paroisse

Dans le cadre des "incroyables histoires de la Meurthe et Moselle", l'Est Républicain du Dimanche 29 Avril 2018 nous rapporte un événement qui se déroule il y a100 ans à DIEULOUARD (54) ancien site de SCARPONE.

A cette époque, c'est l'abbé Gustave CLANCHÉ qui est le curé du lieu depuis le 15 Août 1908.

L'église de style gothique est dédiée à Saint Sébastien.

Eglise_Dieulouard.jpg

La commune de DIEULOUARD, 2.397 habitants en 1906, située sur la rive gauche de la Moselle, entre NANCY au Sud à 24 Km. et PONT à MOUSSON au Nord à 7 Km., se trouve à proximité du front pendant la guerre 1914-1918. Les batailles qui s'y déroulent, occasionnant des tragédies, se traduisent par une angoisse pour le prêtre Gustave CLANCHÉ qui fait un vœu en promettant de construire un monument en l'honneur de la Vierge si DIEULOUARD est épargnée pendant la guerre.

Dans la nuit du 17 au 18 Février 1918, la commune se trouve la cible d'une attaque aérienne allemande et l'église du lieu reçoit deux torpilles à ailettes, calibre 240 pesant 130 Kg. chacune, qui tombent sur l'édifice en traversant la voûte et, MIRACULEUSEMENT n'éclatent pas. Il aurait suffi qu'une seule bombe éclate pour faire exploser l'église.

Le vœu du curé CLANCHÉ est exaucé.

Dés le lendemain, suivant son engagement, il s'emploie à recueillir les fonds pour réaliser la chapelle monument aux morts Notre Dame des Airs qui domine DIEULOUARD depuis la falaise située au Nord de la commune.

Chapelle_Notre_Dame_des_Airs_Dieulouard.jpg

Les voyageurs empruntant la ligne SNCF NANCY-METZ peuvent voir et saluer la Vierge qui a miraculeusement sauvé l'église du lieu il y a 100 ans.

La statue haute de 3 mètres est un signal pour toute la belle vallée de la Moselle.

Depuis 2016, les torpilles allemandes rendues inoffensives ont été classées en ex-voto et sont conservées dans l'église fixées à 2 piliers de la  nef.

Torpille_eglise_Dieulouard.jpg

Ainsi la chapelle Notre Dame des Airs est le monument aux morts de DIEULOUARD.

Nous ne pouvons que faire un rapprochement avec NOTRE commune FREMENIL, pourtant toute proche du front de Lorraine pendant la guerre 1914-1918 (3 Km. à vol d'oiseau) qui a eu le rôle de 1er village à l'arrière de ce front dont la population restée sur place accueillait les poilus avec générosité, soignant les blessés, abritant les hommes comme le matériel; et dans cette position dangereuse, malgré les bombardements a été relativement préservée.

Le 17 Mars 1918, la paroisse émet le vœu d'élever un calvaire devant le cimetière local si le village est épargné par une fin des hostilités. Ce vœu est exaucé le 11 Novembre de la même année et le calvaire deviendra le monument aux morts de la commune.

Fremenil_Monument_aux_Morts_02.jpgFremenil_Monument_aux_Morts_01.jpg

Ayons une pensée reconnaissante pour ces victimes qui ont donné leur vie pour la Patrie.

Le monument aux morts local constitue un rappel durable de ces tragiques événements. Il mérite le respect.

COMPLEMENT :

Nous avons maintes fois évoqué la présence sur notre commune de deux monuments datant de la guerre 1914-1918, à savoir les blockhaus EST et OUEST.

Ces édifices historiques demandent une mise en valeur précisément au moment du centenaire du premier conflit mondiale que l'on célèbre par ailleurs avec force festivités.  

ICI, on oublie ...  

Le blockhaus OUEST a eu droit à un petit panneau rappelant son existence, mais oubliant une rénovation réalisable pourtant avec un peu de bonne volonté.

A l'EST, l'ouvrage bétonné sombre dans le plus grand oubli, sous une végétation abondante, l'apport déplorable de déchets les plus divers, et...sans réaction de la part des vivants d'aujourd'hui !!  Il mérite d'être sauvé de l'abandon.

Les Poilus, nos aînés, qui de leurs mains, il y a un siècle, ont construits ces ouvrages, appellent "AU SECOURS"...

Et si des bénévoles répondaient à leur appel ?

Des scouts par exemple, ou des jeunes s'attelant à un chantier d'été ?

Pourquoi pas...

Formulons le VOEU, et attendons le MIRACLE...

Jean  SPAITE  Mai 2018

mercredi, mai 2 2018

Au temps des Terrettes

CrecelleSous le titre "Les bruands renouent avec la tradition", l'Est Républicain du 05/04/2018 nous rapporte qu'à BENNEY (54), les jours précédents Pâques les cloches de l'église étant parties à ROME ont été remplacées par "les bruands" autre nom des crécelles. La tradition est ainsi respectée avec fidélité. Rendons hommage aux gens de BENNEY, petits et grands, qui perpétuent cette coutume pascale.

On ne peut que regretter que chez nous, "les terrettes se sont tues" depuis 2011.  

Voir nos articles :

Il suffirait sans doute d'un peu de bonne volonté pour entraîner la population jeune (qui est ici importante) à renouer avec la tradition.

"Si seulement Les terrettes pouvaient ne plus rester muettes".

Jean SPAITE  Avril 2018  

dimanche, avril 15 2018

Visite dans le passé

Les recherches dans les archives nous apportent des découvertes qui nous amènent à une meilleure connaissance de notre village.

Notre attention a retenu le recensement de la population de 1896 soit, il y a 122 ans.

A cette date la population totale de FREMENIL s'élevait à 236 habitants, dont 226 pour le village et 10 pour La Baraque. 

Les noms attribués aux rues étaient différents de ce que nous connaissons aujourd'hui (et les dénominations des quartiers, tout comme les désignations des maisons se révèlent variables d'un recensement à un autre !!!) 

En ce qui concerne le nom des rues, on peut citer:

  1. Sur la place
    qui correspond aux maisons autour de l'église, donc une partie de la "Grande Rue" actuelle en 2018 , ainsi que le début de la "Rue de la Prairie " actuelle [soit 13 maisons dont 1 inhabitée]
  2. Rue du Puits
    qui correspond aux maisons de la "Grande Rue" actuelle partie EST, avec notamment la Mairie-Ecole [soit 21 maisons dont 3 inhabitées]. Elle doit son nom au puits banal situé au carrefour du chemin du Bois (actuellement "Rue des Violettes")
  3. Grande Rue
    qui correspond aux maisons du quartier de La Banvoire, partie NORD de la "Rue de la Prairie" actuelle, avec la maison Manonviller et sa porte monumentale [soit 17 maisons dont 2 inhabitées].  Précisons que la-dite "Grande Rue" a été la première voirie du village qui a débuté vers l'an 1.000 (voir "Depuis combien de temps notre village existe-t-il ?", article du 28 Février 2012) à proximité du Ruisseau qui permettait l'approvisionnement en eau du village.
  4. Rue du Faubourg
    elle fait suite, direction OUEST, aux maisons Sur la Place avant d'atteindre le pont sur le Ruisseau de la Maxelle [soit 7 maisons] qui correspond à la partie centrale de la "Grande Rue" actuelle.
  5. Le Faubourg
    qui correspond à la "Grande Rue" actuelle dans sa partie finale côté OUEST [soit 15 maisons].

Plan de Fremenil en 1896

La plupart des habitants exerce les professions de vanniers (56) et cultivateurs (11). On note 5 rentiers, mais mise à part Marie-Barbe MENGIN 61 ans, Rue du Puits (actuellement 8 Grande Rue) dont la famille est riche sur plusieurs générations, on peut avancer qu'il s'agit pour les autres cas de retraités vivant de leur épargne ou effectivement de leur pension pour les anciens soldats.

Pour la population féminine, une majorité d'habitantes est annoncée comme brodeuses (40). Complétons par 1 tricoteuse, 2 couturières, 2 fileuses et 1 gantière. Notons que l'on signale des domestiques dans plusieurs foyers.

Pour les autres métiers exercés, on trouve :

  • HEFTER Nicolas Adolphe 54 ans exerce avec son épouse née ROUSSEL Rose Delphine 47 ans la profession de cabaretier, Rue du Puits (actuellement 26 Grande Rue).
  • MANONVILLER Eugène 30 ans également cabaretier, Rue du Faubourg (actuellement 30 Grande Rue).
  • BENOIT Victor 38 ans boulanger, Sur la Place (actuellement 3 Rue de la Prairie).
  • ROUSSEL Auguste 66 ans menuisier, Rue du Puits (actuellement 3 Grande Rue).
  • DALENCONTE Victor 56 ans cordonnier, Rue du Puits (actuellement 11 Grande Rue).
  • VOINOT Alfred 39 ans cordonnier, Le Faubourg (actuellement 29 Grande Rue).
  • FLAVENOT Nicolas Augustin 61 ans maréchal-ferrand, Rue du Faubourg (actuellement 32 Grande Rue).
  • HOUILLON Clément 74 ans coquetier, Le Faubourg (actuellement 31 ? Grande Rue).
  • CHATEL Auguste Adolphe 52 ans marchand vannier, Le Faubourg (actuellement 44 Grande Rue). 
  • MASSON Auguste 59 ans buraliste, Grande Rue (actuellement 12 ou 13 ? Rue de la Prairie).
  • GERBÉ Aimé 46 ans berger communal, Grande Rue (actuellement ? Rue de la Prairie).
  • QUIL Joseph 46 ans agent d'assurance, Rue du Puits (actuellement 14 Ouest Grande Rue).  
  • KRETZ Joseph 41 ans instituteur, Rue du Puits, Mairie-Ecole (actuellement 22 Grande Rue).

Autre précision: Le nouveau cimetière, Route d'Ogéviller, est ouvert depuis 1887 (donc depuis 9 ans) mais il y a encore des tombes dans le cimetière primitif autour de l'église.

Ce petit voyage dans le passé, à 122 ans de distance, va peut-être vous permettre de découvrir un ancêtre, ou un homme de métier habitant au XIXe siècle la maison que vous occupez aujourd'hui.

Bonne découverte de cette page d'Histoire.     

Jean SPAITE   Avril 2018  

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